Bien que la valeur du mariage soit principalement juridique et civile, la majorité des époux italiens choisissent également de célébrer le rite à l’église. De ce point de vue, la doctrine catholique est très rigide : inséré dans le cadre d’une messe, le sacrement est célébré selon un schéma bien précis.
La célébration d’un mariage catholique est l’une des traditions les plus profondément enracinées parmi les époux italiens et confère au rite une dimension hautement spirituelle et évocatrice. Mais quelles sont les étapes qui caractérisent cette célébration ?
Le mariage catholique, comment ça marche
Après la cérémonie civile, de nombreux époux choisissent de célébrer leur mariage à l’église, suivant la doctrine de la religion catholique. Dans ce cas, les invités peuvent être confrontés à deux scénarios :
- rite avec messe : après l’échange des promesses est prévue la célébration de l’Eucharistie. Cette option est la plus populaire si les deux conjoints sont catholiques et dure entre 50 et 75 minutes.
- rite sans messe : se termine après la liturgie de la Parole, la célébration des noces et la bénédiction finale. Ceux qui le choisissent sont surtout les couples dont l’un des époux ne professe pas la religion catholique, ou les futurs époux qui préfèrent une cérémonie ne dépassant pas 45 minutes.
Quelles sont les étapes du rite du mariage catholique
La célébration d’un mariage catholique a presque toujours lieu dans un lieu sacré et peut être célébrée exclusivement par un prêtre. Le cortège nuptial sert généralement de prélude au rite, qui se termine par l’entrée de la mariée dans l’église. À ce stade, commence le service religieux, composé des segments suivants.
Rite d’introduction
Le prêtre, après avoir salué les personnes présentes, commence la célébration en disant :
Frères et sœurs,
nous nous sommes réunis avec joie dans la maison du Seigneur
le jour où N. et N.
ils ont l’intention de fonder leur propre famille.
En cette heure de grâce particulière
nous sommes proches d’eux avec affection,
avec amitié et prière fraternelle.
En union avec la sainte Église, nous implorons Dieu le Père,
afin qu’il puisse bénir ses enfants,
accueille-les dans son amour et construis-les dans l’unité.
Viennent ensuite, s’il est prévu, l’acte pénitentiel et le Gloria (les dimanches ou les solennités). La prière recueillie clôt cette phase.
Liturgie de la parole
Dans cette phase, deux lectures de textes sacrés et un psaume responsorial sont choisies. Le prêtre lit plutôt un passage de l’Évangile, suivi de la traditionnelle homélie.
Liturgie du mariage
Cette partie correspond à la célébration du sacrement proprement dit. Le prêtre est alors amené à interroger les époux :
Très chers N. et N.,
tu es venu à la maison du Seigneur,
devant le ministre de l’Église et vos familles,
pourquoi ta décision de te marier
recevez le sceau du Saint-Esprit,
source d’amour fidèle et inépuisable.
Maintenant, Christ vous fait participer au même amour
avec lequel il aimait son Église,
au point de se donner pour elle.
Je vous demande donc d’exprimer vos intentions.
N. et N., vous êtes venus célébrer le mariage
sans aucune contrainte, en toute liberté
et conscient de votre décision ?
R. Oui.
Vous le souhaitez, en suivant le chemin du Mariage
s’aimer et s’honorer tout au long de sa vie ?
R. Oui.
Vous êtes prêt à accueillir vos enfants avec amour
que Dieu voudra te donner
et les éduquer selon la loi du Christ et de son Église ?
R. Oui.
Échange de promesses
Vient ensuite la manifestation du consentement des deux époux. Les deux époux se prononcent tour à tour ces mots :
Moi, N., je te souhaite la bienvenue, N., comme mon épouse.
Avec la grâce du Christ
Je promets de t’être toujours fidèle,
dans la joie et la douleur,
en bonne santé et en maladie,
et de t’aimer et de t’honorer tous les jours de ma vie.
C’est alors que le prêtre, étendant sa main sur celles des époux, accueille leur consentement :
Le Seigneur tout-puissant et miséricordieux
confirmer le consentement que vous avez exprimé
et te comble de sa bénédiction.
Que l’homme n’ose pas séparer ce que Dieu a uni.
Bénédiction et remise des anneaux
Le prêtre bénit les bagues selon une formule rituelle puis les remet aux mariés. Là encore, à tour de rôle, chacun placera l’alliance à l’annulaire de son partenaire en prononçant cette formule :
N., reçois cette bague,
signe de mon amour et de ma fidélité.
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit
Vient ensuite la prière des fidèles, après quoi le prêtre, tenant les mains tendues sur les époux, poursuit les paroles de la bénédiction rituelle.
Liturgie eucharistique
Si le mariage est célébré pendant la messe, le prêtre est tenu de célébrer la prière eucharistique et le Notre Père avant la communion. Les mariés et les autres membres du cortège nuptial peuvent également participer à ce moment.
Lecture des articles du code civil et signature des registres
S’il s’agit d’un mariage concordat, le prêtre est tenu de lire certains articles du Code civil prévus par la loi italienne sur les droits et devoirs des époux. À ce stade, les conjoints et les témoins doivent signer le registre paroissial et l’acte destiné à la Municipalité.
Bénédiction finale
Avant de congédier les époux et toutes les personnes présentes, le prêtre les salue avec une dernière bénédiction :
Dieu, Père éternel,
gardez-vous unis dans un amour mutuel ;
que la paix du Christ habite en toi
et restez toujours chez vous.
Bénis tes enfants,
le réconfort des amis,
une vraie paix avec tout le monde.
Soyez témoins de l’amour de Dieu dans le monde :
les pauvres et les souffrants, qui auront expérimenté votre charité,
puissent-ils vous accueillir un jour avec gratitude dans la maison du Père.
Et sur vous tous, présents ici,
que la bénédiction de Dieu tout-puissant descende,
Père et Fils et Saint-Esprit.
Le sens du rite catholique
Pour l’Église catholique, le mariage est un sacrement et non une simple union civile. Toutes les pièces qui composent le rituel ont donc une fonction bien précise : les anneaux sont le symbole de la promesse invisible entre les époux. Leur forme ronde, en particulier, identifie l’éternité de l’amour. La phase du consentement est tout aussi importante : pour que le rite soit considéré comme valable, les époux doivent démontrer qu’ils ont choisi librement et sans contrainte de rejoindre leur partenaire. Enfin, un facteur à ne pas sous-estimer est le rôle de la communauté : les fidèles sont invités à prier pour soutenir la nouvelle famille.
